TOP 14. Le + de Castres cette saison ? Encore et toujours la  »ProD2 connection »

TOP 14. Le + de Castres cette saison ? Encore et toujours la ''ProD2 connection''

Le Castres Olympique, un club qui détonne dans le paysage du rugby français. Avec une équipe composée en grande partie de joueurs ayant fait leurs armes en ProD2, le CO prouve que l’on peut réussir dans le Top 14 sans avoir été formé dans les grands clubs de l’élite. Et surtout, qu’ils savent jouer au rugby ! Les joueurs de Castres qui ont d’abord brillé en ProD2 avant de s’imposer dans l’élite sont nombreux. Gaetan Barlot, Adrea Cocagi, Adrien Séguret, Nathanael Hulleu ou encore Julien Dumora sont autant d’exemples de joueurs qui ont fait leurs preuves en deuxième division avant de rejoindre le CO. Ces recrutements ont été réalisés à différents moments de l’histoire du club, montrant ainsi la volonté de Castres de miser sur des talents émergents. Mais le recrutement malin ne s’arrête pas là. Les deux piliers « finisseurs » du CO, Wilfrid Hounkpatin et Lois Guerois, ont été découverts en Fédérale 1. Hounkpatin a même été appelé à s’entraîner avec l’équipe de France, tandis que Guerois, à seulement 21 ans, évoluait à Auch il y a deux saisons seulement. Ces succès prouvent que le talent peut être trouvé même dans les divisions inférieures. Ce qui frappe dans cette équipe castroise, c’est la différence avec les stars toulousaines habituées à la sélection tricolore. Le CO mise sur des joueurs moins médiatisés, mais qui ont prouvé leur valeur sur le terrain. C’est notamment le cas de Pierre Popelin, qui a passé trois saisons à Vannes en ProD2 avant de devenir le demi d’ouverture incontournable de Castres. Il est entouré de joueurs comme Cocagi et Séguret, qui forment probablement la meilleure paire de centres du Top 14 en ce début de saison. Mais comment expliquer le succès de ce recrutement atypique ? Le CO sait convaincre les joueurs de rejoindre ses rangs en proposant un environnement familial et un état d’esprit unique. Des clubs de l’élite étaient également intéressés par des joueurs comme Hulleu ou Séguret, mais c’est bien à Castres qu’ils ont choisi de jouer. Cela témoigne de l’attrait particulier du club tarnais. Cette politique de recrutement en ProD2 perdure d’année en année, d’entraîneur en entraîneur. Cela a permis au CO de se hisser au sommet du championnat, à égalité avec le Racing et le Stade Français Paris. De plus, l’équipe est également la meilleure attaque du Top 14. Preuve que l’on peut être compétitif en jouant au rugby, même sans avoir été formé dans les grands clubs. Et ce n’est pas fini ! Le CO a recruté Jack Goodhue, un All Black avec 18 sélections à son actif, pour la saison à venir. Son arrivée pourrait encore bouleverser le XV de départ de Castres, qui est pourtant l’une des équipes les plus régulières du championnat. En somme, le Castres Olympique est un exemple vivant que la ProD2 peut mener à la réussite dans le Top 14. Ce club a su mettre en avant des joueurs talentueux issus des divisions inférieures, prouvant qu’il ne faut pas sous-estimer le potentiel des joueurs émergents. Miser sur des joueurs méconnus mais efficaces semble être une stratégie payante pour le CO, qui démontre que l’on peut faire sa place dans l’élite du rugby français en jouant au rugby tout simplement.

Source: lerugbynistere.fr